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Heinrich Schütz

(1585-1672)

« Magnificat »

 

Heinrich Schütz nait en 1585 à Köstritz (Saxe) dans une famille de la grande bourgeoisie. Il passe une partie de son enfance à Kassel, dans la maîtrise du landgrave de Hasse, qui lui octroye une bourse pour aller étudier à Venise avec Giovanni Gabrieli, en 1609. Trois ans après il publie déjà son premier livre de madrigaux italiens à cinq voix. A son retour, il devient organiste à Kassel, puis Kapellemeister de l’Electeur de Saxe à Dresde. Dans ses compositions, il mêle son héritage musical allemand au nouveau style italien. En 1628, il retourne en Italie afin de se tenir au courant des derniers développements de la musique italienne et d’étudier les œuvres de Monteverdi. La musique de scène le fascine et il compose son premier opéra allemand, Dafne, malheureusement perdu. Son deuxième séjour italien l’incite à écrire le premier recueil de Symphoniæ Sacræ (en latin), dans lequel il met l’accent sur la voix soliste. Ses œuvres forment une synthèse particulièrement réussie de la tradition protestante allemande et de l’expressivité et l’éclat italiens. En 1619 déjà, ses œuvres sacrées à 2, 3 ou 4 chœurs vocaux ou instrumentaux qui s’unissent ou contrastent, sont marquées par le faste de la musique vénitienne. Schütz utilise avec une virtuosité particulière les cuivres, les trombones et les cornets. Son style est essentiellement dramatique, même dans des œuvres simples comme les "Petits Concerts Spirituels" (Habe deine Lust an dem Herren/Bone Jesu/Verbum caro) ou le "Magnificat". C’est vers la fin de sa longue vie, en 1664, que Schütz met en musique l’Histoire de la Nativité "Weihnachts-Historie" - SWV 435. Cet Oratorio de Noël est sans doute la page la plus populaire du compositeur.

 

Le concert est le fruit d’un travail passionnant, entre les élèves du Conservatoire de Toulouse et de l’Aveyron, conduit par Rolandas Muleika autour d’un des plus grand compositeur allemand H. Schütz. À la charnière de la Renaissance et du Baroque, Schütz est un personnage central au génie incomparable. Ses œuvres forment une synthèse particulièrement réussie de la tradition protestante allemande et de l’expressivité et l’éclat italiens.

 

« Weihnachts-Historie » - SWV 435 (extraits)    20’

« Bone Jesu » SWV 313 motet à 2 voix (SS) 4’

« Verbum caro» SWV 314 motet à 3 voix (SS) 2’

« Habe deine Lust an dem Herren » SWV 311 motet à 2 voix (SS)  4’

« Mein Sohn, warum hast du uns das getan ? » - SWV 401a  (SAB)  6’

« Meine Seele erhebt den Herren » - SWV 426  5’

« Magnificat » - SWV 468  15’